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  • Extrait de CPU release Ex0008 : L'English au travail.

    Par Belisama, par Belenos, elle est totalement vide la boite à Celte depuis l’arrivée de Jules. Le Gaulois était dans la pleine, mais nous n’avons plus sur le bout de la langue qu’un peu de bac en réserve, de l’arpent, quelques bécots, un bouc, une cagoule, une gouge, et même une loche pour imaginer quelque gauloiserie sur la résidence de la matrone Belpère. Depuis Alésia, on est tous gallo-nés, parait que c’est bon pour latin. Depuis, comme dit le Grand Charles, on ne pratique plus vraiment la langue Gauloise, avec ou sans filtre.

    Pourtant, la lingua franca de César n’a pas toujours été bonne comme la romaine. Les gars du petit Liré n’ont p’tèt’ pas été assez Puniques dans leur jeunesse ou collés de corvée de Latine, car il en reste encore des Thraces : académie, catharsis ou xénophobie. Nom de Zeus, Hélène et les garçons leur ont fait, des crases. Nos bibliothèques truffées de lexiques témoignent encore qu’ils sont allé se faire voir chez les Grecs. Timéo Danao, comme on dit chez Yoplait.

    Mais revenons à nos pâturages. Après une courte accalmie, vers l’an 500, un vent d’Est s’est levé de Germanie, a balayé l’Austrasie. Une zone de haute pression Teutonne s’est installée de manière permanence de Mérovée à Karl der Grosse en passant par Pépin de Herstal. Des gars Franc du collier parait-il, tant les Huns que les autres.
    Deshalb haben wir ein wenig Deutsch gelernt, aber ohne Google Translate. Il nous en est resté quelques bunker, des asticots, ils nous ont fait cravacher pour accepter leur diktat avec leurs méthodes de hussard. Après ça, la pureté de la race Franque de souche, elle était un peu kaput.

    Puis les nouveaux normands ont chassé les anciens Francs. Crème fraîche, houlette, crique et hague, il n’est pas épais l’héritage d’Haggard du Nord.

    Plus ou moins à la même époque, un front plutôt chaud-bouillant s’est dessiné au sud, créant une forte crûe Pyrénéenne du coté de Roncevaux, grosse comme un olifant, si grosse qu’on en parle en cor. L’Ost a donc dû se mettre Martel en tête pour faire moitié-Poitier et chasser ces grappes de Sarrasins. Mais avant cette algarade, ces spécialistes des razzias avaient fait fissa pour nous plonger dans l’algèbre, nous montrer Aldebaran, nous faire élever des alezans. Depuis, il nous reste un chouia d’arsenal, quelques babouches et du café, à siroter sous la guitoune en attendant l’heure du méchoui

    Après les Mérovée, c’est au tour des Capets, quand Jeanne de Navarre puis Isabelle de France provoquent un tsunami-ami avec les Angles. Et c’est parti pour 100 ans de crash, de blackout, de boycott, avec le kidnapping de Richard Cœur de Lyon, les rush de Dugesclin, les happening de Thierry La Fronde et les Knock Out d’Ivanhoé.

    Depuis 1337, on s’étripe joyeusement entre rosbifs et froggies. A la longue, on finit par s’habituer. Il n’y a plus que les pseudo-traditionalistes qui n’apprécient pas de mélanger leur langue sept fois dans celle des autres pour en faire un deal win-win sacrément top et cool.

    Allez, la prochaine météo, on vous la fait en l33tSpe4k, promis… ou pas.

    Auteur : Marc Olanié
    Illustration graphique : CC0 non-crédité via Pixabay.

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