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  • Extrait de CPU release Ex0030 : Neuromarketing.

    Le principe du message subliminal est de stimuler une action inconsciente par un message verbal ou visuel, passé d'une manière trop rapide pour être consciemment compris par l'esprit.

    En 1957, un directeur commercial eu l'idée d'insérer dans un film les messages « Drink coca-cola » et « hungry ? eat pop corn » pendant 0,3 secondes
    Les chiffres de ventes qui auraient été provoqués par ces messages étaient très impressionnants. La CIA, très intéressée par de tels résultats s'y pencha. Mais en fait, il se trouvait que l'étude en question avait été bidonnée par ce commercial qui tentait de se faire mousser. (coca... mousser... la blague aussi est subliminale)

    On a longtemps soupçonné que la CIA soit passé à la pratique à très grande échelle dans les films. Mais à part dans un navet d'horreur, il n'en existe aucune trace. Ce qui montre que soit on est très bien influencés, soit on est très mauvais, soit la CIA est très efficace pour supprimer toute trace, soit... il n'y a rien eu.

    Dans son film « Invasion Los Angeles », John Carpenter imagine une population humaine manipulé par un festival de procédés piochées dans les théories du complot : ondes, télévision, sons et images subliminaux. Lors d'interviewes, le scénariste-réalisateur a confessé s'être beaucoup amusé en piochant allègrement dans les écrits complotistes.
    Parce que les images subliminales devinrent une des stars des théories du complot dans les années 1970s.

    En 1988, un homme avait porté plainte contre Antenne 2, accusant la chaine publique d'avoir manipulé son vote avec le générique de son JT présentant fugacement François Mitterrand... parmi d'autres images dont les autres candidats.
    Plainte rejetée.

    Le son subliminal existe aussi. Des milieux religieux traditionalistes et de nos jours les sites dits de réinformation ont toujours allégué que la musique rock contenait des phrases subliminales pour pervertir la jeunesse. Renverser le son et triturer la voix humaine est une figure de style très utilisée depuis les Beatles, cacher dans une musique des messages sataniques tient plus de la blague potache.

    Sûrement sous l'influence non subliminale de ces allégations, le groupe Judas Priest fut poursuivi dans les années 1985 par la famille éplorée de James Vance, fan qui avait tenté de se suicider avec de graves séquelles. Le père soutenait qu'on entendait clairement « do it » dit à l'envers sur un morceau. Sur cette accusation eu lieu un procès retentissant, qui a été suivi par un réalisateur de documentaire. En regardant ce film, « Dreamer Deceivers », on découvre que l'ado était rejeté par celui qui était présenté comme son père, en fait un beau-père alcoolique. Du côté du groupe, le guitariste Glenn Tipton a écouté attentivement à l'envers l'album incriminé en entier et trouva fortuitement d'autres messages sybillins comme « Hey ma, my chair’s broken » ou « Help me keep a job ». En fait, en écoutant n'importe quel chanson à l'envers, on peut croire entendre n'importe quoi de quasi intelligible.

    Des avocats et des experts se sont pressés à la barre devant les caméras de télévision, mais le jugement n'a rien pu démontrer quant à un éventuel message subliminal capable de manipuler les pensées.

    À ce jour, aucune étude n'a réussi à prouver que les messages subliminaux soient vraiment efficaces.
    Et la meilleure preuve: ils ne sont pas utilisés alors que n'importe qui a les outils de montage pour les mettre en évidence.

    Auteur : DaScritch
    Image : CC Cmcbrown (sur flickr) pour NeuroscienceMarketing.com

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