Version longue de l'interview diffusée dans l'émission CPU release Ex0151 : Autorité audiovisuelle.
Il a été voir l'émetteur tout neuf chez Radio Occitanie, où il a été invité à goûter la spécialité locale parce que le cassoulet, y'a ce qui le fait et y'a ceux qui le font
, il a eu droit à la recette du cassoulet façon Aussillon chez 100% Radio… etc… etc… La journée de lancement du DAB+ a dû être lourde.
Bref, on m'a prévenu : il en aura marre des fayots.
Moi, j'ai mal compris, je me suis retrouvé à écrire des questions qui me semblaient normales. J'ai jamais vu la direction de <FMR> aussi déconfite [de canard].
Bref, j'ai dû bosser mes génuflexions.
Mais laissons là les salamalecs, les loukoums jamais au micro : ça pourrait donner des propos gras, et ici, on ne tomberait que plus mal.
Nous recevons Antoine Tabard :
- Secrétaire général du CTA (Comité territorial de l’audiovisuel), de Toulouse, la délégation régionale du CSA,
- et ex-Président de l'Association des juristes de contentieux public.
Inutile de vous dire qu'on va filer droit…
- Première partie :
- Vous, à titre personnel, quand écoutez-vous la radio ? Pour vous informer ou pour vous distraire ?
- Et, si ce n'est indiscret, dans votre entourage ?
- Les
éditeurs de programmes
, ou radio dans le jargon du vulgus pecus, sont classées en 5 catégories, plus les radios publiques. On va peut-être les rappeler - On va parler un peu technique juridique, pour expliquer à nos audilecteurs le cycle de vie d'une radio non publique. Comme fait-on pour créer une radio : on postule spontanément ou on attend qu'une fréquence soit libérée ?
- Le rôle du CSA est-il distributeur de concessions, arbitre, juge de paix ou caution morale ?
- Finalement, est-ce que
conventionné par le CSA
est plus qu'une obligation mais un label de qualité face aux radios streamées,podcasts natifs et autres youtubeurs ? - Les CTA sont compétentes sur les radios et, récemment, télévisions locales. Le CTA de Toulouse est, de ce que je me souvienne, la délégation régionale ayant autorité sur la plus grande surface géographique et le plus grand nombre de radios locales à gérer. Est-ce facile par rapport à d'autres CTA, puisque vous même vous étiez en poste ailleurs avant celui de Toulouse ?
- Deuxième partie :
- La diffusion audiovisuelle s'appelle la TNT, pourquoi la diffusion numérique de l'audio s'appelle la
DAB+
et non laRNT (Radio Numérique Terrestre)
? - 3 nouveaux bouquets radios en DAB+, 39 stations qui sont les heureuses élues après un appel d'offre. Quel est votre regret sur la composition des nouveaux bouquets ?
- Vous auriez préféré plus de nouveaux entrants locaux ? Plus d'associatives ? Il n'y a que 7 radios associatives de Toulouse et Muret qui sont
montées
en DAB+ - Actuellement, le CSA n'accordera que 88 kb/s de bande passante par radio en DAB+, dont 80 kb/s pour l'audio et 8 kb/s de données complémentaires comme le texte et des images. Et ceci que l'on soit une radio purement talk ou musicale. Pourquoi ce choix d'un même débit pour tous ?
- Est-ce assez à votre goût ? Est-ce que pour vous c'est
bon pour le son
? - On a deux bouquets locaux et un
étendu
, donc la superficie de couverture a été fixée dans l'autorisation. Pourrait-on élargir leur zone de diffusion, ou créer d'autres bouquets locaux ?
- La diffusion audiovisuelle s'appelle la TNT, pourquoi la diffusion numérique de l'audio s'appelle la
- Troisième partie :
- Il existe une obligation pour les opérateurs du câble de reprendre les télévisions et les radios FM captables sur leur zone de couverture. Et donc de les proposer via leurs prises murales, notamment via leur offre de service
antenne
proposées aux copropriétés. Qu'en est-il pour les radios en DAB+ ? - Parmi les nouveaux services imaginés, le site dabplus.fr parle notamment de création de radios temporaires, ce qui existe déjà en FM, mais limité à la place disponible. Il y a-t-il tant de demandes que ça pour ces autorisations temporaires ?
- Dans cette explosion d'offres, puisqu'on va passer à 63 radios captables sur Toulouse (24 nationales et 39 locales), dont une très grosse part de commerciales, toutes vont-elles pouvoir survivre ? La question se pose d'autant plus que la télévision locale Via Occitanie serait en difficultés financières à cause de la crise sanitaire (info Médiacités Toulouse).
- Et ne risque-t-on pas de connaitre des rachats en sous-main de fréquence, ce qui a permis dans les années 1980-1990 la constitution de grands réseaux FM, au détriment de l'offre locale ?
- Il va y avoir une radio NRJ Toulouse, une Chérie FM Toulouse et une Nostalgie Toulouse. Alors que NRJ, Chérie FM et Nostalgie seront sur les multiplex nationaux. Alors à quand France 3 National à côté de France 3 Occitanie sur la TNT ?
- Le Portugal et la Finlande ont fermé leurs services DAB, que s'y est-il passé ? Et comment l'éviter en France ?
- Pour terminer, une question personnelle sur vous-même : que vous manque-t-il pour devenir
sage
?
- Il existe une obligation pour les opérateurs du câble de reprendre les télévisions et les radios FM captables sur leur zone de couverture. Et donc de les proposer via leurs prises murales, notamment via leur offre de service
Interview : Da Scritch
Photo : Portrait fourni par l'interviewé, D.R.